Une devise : "From bits to atoms"

Une première définition

Les makerspaces, aussi communément appelés fablabs (contraction de l’anglais fabrication laboratory), sont des espaces dédiés à la production collaborative. Le premier d’entre eux est apparu en 2001 au MIT, et le phénomène s’est depuis étendu tant sur le territoire nord- américain que dans les autres continents. A titre d’exemple, la France compte aujourd’hui plusieurs centaines de ces ateliers.

Mais qu’est-ce que réellement un makerspace ? Un makerspace est un atelier de taille variable réunissant tous types de machines semi-industrielles (imprimante 3D, machine à découpe laser, fraiseuse, machines pilotées par ordinateur etc.), et également bien sûr un outillage plus basique et plus traditionnel (tournevis, fers à souder, scies …). Tous ces outils sont mis à complète disposition des utilisateurs dans le but de permettre la conception et la réalisation d’objets.

Ces utilisateurs forment la communauté grandissante des makers. (Joël de Rosnay traduit le terme par « doer »). Ils ont des profils variés et des motivations diverses (de l’entrepreneur qui veut réaliser à moindre coût un prototype de son produit innovant à l’artiste qui cherche à customiser un objet de son quotidien), mais tous sont unis par la même volonté de se réapproprier le travail manuel. Ces communautés sont particulièrement actives et s’organisent déjà en réseau.

 

 

Les makerspaces sont donc des espaces destinés à:

  • Favoriser la création et la profusion de l’innovation (en mettant en relation les makers). C’est pour cela que de grands groupes (comme Air Liquide) ont ouvert leurs propres espaces ateliers collaboratifs
  • Permettre à chacun de se réapproprier le travail manuel, ce qui permet également de former des individus à l’utilisation de machines semi-industrielles. Les makerspaces sont en particuliers construits sur l’éthique « hacker »: cette ambiance utopique issue de la révolution numérique.
  • S’inscrire dans le concept de l’économie circulaire en donnant une deuxième vie aux objets quotidiens, en allongeant la durée de vie des produits, bref en proposant de nouvelles formes de consommations au public. C’est pour cela qu’ils sont très souvent qualifiés de « post industriels ».

 

Il existe de nombreux rassemblements et réseaux de makerspaces

Le plus connu d’entre eux est le réseau des fablabs du MIT, qui implique l’adhésion à une charte très précise.

Quelques grandes tendances à l’oeuvre

  • Un phénomène de désintermédiatisation effectué par la révolution numérique: la production et la conception sont plus que jamais rapprochées, les acteurs sont mis en réseau. Le développement d’internet et la standardisation des formats jouent dans ce sens.
  • L’open source, d’abord né dans le monde du logiciel et de l’électronique, se répand désormais à d’autres domaines
  • Le développement rapide de tiers lieux (c’est à dire autre que le lien privé ou le lieu public)
  • Une emphase mise sur les processus d’innovation et sur les nouvelles formes d’apprentissage

Les makerspaces déjà visités par les Fab Bikers

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