Lors de notre visite au fablab Bremen nous avons eu la chance de rencontrer Marcus, un maker assidu du lab qui a partage avec nous sa vision du mouvement maker et ses travaux. Une discussion passionnante et parfois tres conceptuelle que nous allons tenter de synthetiser en quelques mots ici.

NOTA BENE : ceci n’est qu’une premiere version de l’article redigee sur un ordinateur tcheque… Nous publions une version plus agreable a lire tres vite !

Fab Bike: Bonjour Marcus, merci beaucoup d’avoir accepté de te preter au jeu de cette petite interview. Nous aimerions que tu commences par nous exprimer en quelques mots ta vision du maker movement. Qu’est ce qu’un fablab pour toi ?

Marcus: Salut les Fab Bikers, internet est derriere enormement de projets differents aujourd’hui. Notre point de connexion entre monde virtuel et monde reel c’est l’ordinateur. Historiquement c’est une revolution fantastique. Le monde virtuel manque cependant de matiere, il n ‘est pas assez concret. On peut dire tout ce qu’on veut mais la base de toute relation humaine, le ciment qu’aucun blog ni aucun reseau social a la mode ne saura remplacer, c’est la relation humaine de face a face. Les fablabs se glissent precisemment dans cet interstice laisse par internet et le numerique. Ils sont de la revolution numerique mais permettent paradoxalement de sortir du numerique pur, des claviers interposes pour retrouver un espace commun de discussions.

Fab Bike: Est ce que tu pourrais nous donner un exemple peut etre ?

Marcus: Oui, sur internet tu peux ecouter facilement de la musique. Dans un fablab on pourrait dire que tu vas faire mieux: tu rencontres un musicien. Le fablab c’est cet endroit ou l’on peut construire ensemble un morceau de musique et apprendre directement, par la pratique.

Fab Bike: La question est volontairement provocante mais penses tu que les fablabs puissent changer le monde ?

Marcus (apres un moment de reflexion): Je pense que les fablabs n’y suffiront pas. Ils nous faut egalement deux autres ingredients: un nouveau style de vie et une reforme en profondeur de la facon dont nous pensons les droits d’auteur.

Fab Bike: comment as tu connu le mouvement maker ?

Marcus : J’ai entendu parler d’impression 3D pour la premiere fois en 2006. J’ai tout de suite compris que quelque chose de plus general et de plus important se jouait la. Je me suis dit: que se pqaaserait il si l’on importait la logique sous jacente de l’impression 3D a d’autres domaines de la vie quotidienne ?

Fab Bike: De quelle revolution parle t on ?

Marcus: Celle de la dematerialisation de biens materiels. J’entends par la surtout une revolution de notre rapport a l’argent qui possede dans ces conditions une signification tout autre.

Fab Bike: Quelle est cette revolution de la monnaie ?

Marcus: L’argent possede un sens des lors que l’on cherche a evaluer le cout de quelque chose (offre) ou ce que l’on est pret a donner pour un objet ou service (demande). Le caractere immateriel de certains biens vient briser une symetrie de cette chaine: dupliquer un fichier sur son ordinateur ne coute quasiment rien. On peut donc dire  que les biens immateriels posent un probleme pour ce qui est de l’evaluation des couts de production ou de copie, desormais quasiment egaux a zero. Je me suis demande si l’on ne pouvait pas inventer une nouvelle monnaie pour remerdier a cette crise inedite de la monnaie.

Nous avons un schema explicatif pour montrer le fonctionnement de la monnaie de Marcus que nous publierons des que possible ici